frison qui galope dans un pré
Satisfaire ses besoins

Comment augmenter la distance parcourue par mon cheval au quotidien?

Le cheval a un besoin inné d’exercice, résultat de son évolution qui le prédestine à un déplacement lent et continu d’une quinzaine d’heures par jour. Les chevaux en liberté parcourent en moyenne 6 à 11 kilomètres par jour  (la distance parcourue dépend principalement de la disponibilité de l’alimentation et de points d’eau).

Dans les modes de vie des chevaux domestiques, ces distances sont plus ou moins diminuées selon le type de détention de l’animal, et peuvent être plus ou moins augmentées.

 

Au box

Les déplacements sont plus que limités (0.17km/jour), ce qui a pour conséquence un effet rebond (explications ici) du comportement locomoteur lorsque le cheval a la possibilité de l’exprimer, avec les risques de blessures inhérentes.

Si la vie en box ne permet en aucun cas de satisfaire les besoins locomoteurs du cheval, elle peut être améliorée :

  • avec la mise à disposition d’un paddock attenant,
  • ou en mettant en place des boxes compartimentés,
  • voire une grande stabulation ouverte et compartimentée qui remplacerait tous les boxes actuels, et permettrait en plus davantage de contacts sociaux.

Enfin, prévoir une sortie, le plus longue possible, chaque jour au paddock est essentiel.

D’autres options non idéales peuvent être envisages comme : le marcheur, le tapis roulant, ou encore prendre le cheval en main lors d’une balade avec un autre cheval monté.

Quoi qu’il en soit le traditionnel jour de repos du dimanche doit être banni.

 

Au paddock

Les paddocks ne répondent pas nécessairement au besoin locomoteur du cheval (un peu plus d’1 km/jour dans un paddock de 2500m2), en tout cas pas s’ils sont nus et dénués de congénères : le cheval, non stimulé, y passera une grande partie de son temps debout et immobile.

Le besoin d’exercice du cheval doit être stimulé.

L’astuce la plus simple et la moins coûteuse sera d’éloigner au maximum les aires de nourriture, d’eau et de repos (et déplacer la pierre à sel à l’autre bout du paddock par exemple), et en y ajoutant des congénères, qui stimuleront davantage le mouvement, c’est d’ailleurs ce vers quoi va la préférence des chevaux si on leur donne l’opportunité de l’exprimer.

Dans un monde parfait, la mise en place d’une écurie active ou d’un paddock paradise permettra de répondre aux besoins, entre autres locomoteurs (5 km/jour), des pensionnaires.

 

En tous les cas il faudra retenir que si le cheval n’effectue pas assez de déplacements chaque jour, il est exposé à de nombreux problèmes de santé, psychologiques et physiques (entre autres locomoteurs, digestifs, cardio-vasculaires et respiratoires).

 


Sources:

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