femme et cheval au coucher de soleil
Communiquer avec lui

Et l’apprentissage de l’humain dans tout ça ?

Tout au long de sa vie, le cheval va apprendre à connaître l’être humain grâce ou à cause des interactions qu’il aura avec lui. Les interactions (amicales ou agressives) avec les personnes qui s’occupent du cheval sont généralisées aux personnes inconnues, donnant ainsi un bon indicateur de la perception de l’humain par le cheval. Cette succession d’interactions (avec une connotation globale positive ou négative), cumulée à ses conditions de vie et à son état physiologique, entraînera une potentielle recherche du contact de l’humain ou au contraire une fuite et/ou une agressivité.

L’humain : des compétences à acquérir

Si l’humain fournit au cheval captif des ressources dont il n’est pas assuré de disposer à l’état naturel (satisfaction de ses besoins nutritifs, assurance d’une boisson disponible en permanence, soins à la suite des blessures et maladies, et absence de prédateurs), il devra lui aussi mettre en œuvre ses capacités d’apprentissage afin d’acquérir des compétences personnelles nécessaires à l’établissement d’une bonne relation avec son partenaire équin.

Savoir interpréter les comportements

L’humain doit être formé à l’interprétation correcte des comportements du cheval (en évitant par exemple l’anthropomorphisme) mais aussi aux réactions adéquates face à son cheval.

La peur du cheval est à l’origine de la plupart des accidents impliquant le cheval, il est donc important d’être formé à la détection et à la bonne interprétation des signaux de peur ou d’agressivité, sachant qu’une réaction inappropriée de l’humain peut augmenter la peur du cheval et le risque d’accident.

De plus, le cheval avertit le plus souvent du danger (position des oreilles, de l’encolure, comportement agressif ou inquiet…), il est donc essentiel d’être attentif aux signaux émis par le cheval : observer les réactions de son cheval au quotidien permet de mieux pouvoir anticiper son comportement.

Apprendre à communiquer clairement

L’autre origine la plus fréquente de la plupart des accidents impliquant le cheval est la mauvaise communication humain-cheval.

L’humain doit donc apprendre à donner des signaux clairs, stables, discernables et non ambigus à son cheval, à pied, mais aussi monté.

Dans le travail monté, la formation physique du cavalier, et le travail de sa coordination permettront de minimiser au maximum la confusion et la frustration de l’équidé.

Apprendre la gestion de soi

De plus, le cheval semble sensible à l’état émotionnel de l’humain : de fait son tempérament, son humeur et même son expérience ont un impact sur la relation.

Dans l’abord et la prise de contact, le cheval ne semble pas sensible au sexe de l’humain ni au fait qu’il le regarde ou pas, en revanche il semblerait que si l’humain a des sentiments négatifs tels que la peur ou la colère, le rythme cardiaque du cheval augmente s’il entre en contact physique avec lui. De plus, une personne qui marche lentement aura plus de facilité à approcher le cheval. D’autres études sont en cours, cependant il semble que la gestion de soi, notamment de ses émotions, par l’humain soit un facilitateur d’une bonne relation humain-cheval.


Sources :

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