Cheval tête basse dans un box sombre
Prendre soin de sa santé

La dépression chez le cheval

Certains états comportementaux des chevaux rappellent les symptômes de la dépression humaine, et sont généralement mal identifié par les humains qui côtoient les chevaux qui les confondent avec un comportement de repos. La dépression sur le cheval existe pourtant, et peut être aidée, tout comme pour les humains. Cet article fait le point sur la dépression équine, étudiée dans diverses recherches scientifiques.

Facteurs prédisposants à la dépression équine

L’état dépressif des chevaux a été étudié : les chevaux et les humains ont des systèmes corporels et physiologiques relativement semblables, et ont en commun certaines maladies comme l’uvéite ou le cancer. L’analyse de la dépression chez les chevaux pourrait conduire à une transposition du modèle (et des traitements) sur l’humain.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’état dépressif chez les chevaux a été corrélé avec un aspect héréditaire et une prédominance de femelles concernées, comme c’est le cas chez les humains dépressifs.

De plus, comme les humains, les chevaux domestiques peuvent être confrontés à un stress chronique : restriction sociale, spatiale et stress potentiel au travail (travail quotidien, relations interpersonnelles et présence d’un « patron »).

La résignation acquise (ou impuissance apprise) peut, elle aussi, mener le cheval à la dépression et à de graves conséquences en termes de santé.

Comportement du cheval dépressif

L’état dépressif du cheval se caractérise par une posture physique très caractéristique : cou étiré (angle nuque-garrot-dos de 180°), fixité du regard, de la tête et des oreilles.

De plus, le cheval montre une indifférence aux stimulus environnementaux qu’ils soient ou visuels, ainsi qu’une réactivité exacerbée à la présentation de nouveaux stimuli inconnus, ce qui suggère une forte anxiété.

Enfin, cet état entraîne une perturbation profonde du système physiologique de l’animal, notamment avec des taux de cortisol plus faibles.

Il est à noter que pour s’assurer de l’équivalence avec la dépression humaine, restent à analyser l’anhédonie (perte de plaisir), les biais cognitifs (pessimisme), l’héritabilité, l’épidémiologie et les effets des médicaments chez le cheval.

La prévention de la dépression

Concernant les chevaux, le meilleur moyen de lutter contre la dépression est la prévention, d’une part en termes de conditions de vie et d’autre part en termes de travail :

  • Limiter l’utilisation du renforcement négatif,
  • Favoriser l’utilisation du renforcement positif,
  • Favoriser la diversité du travail,
  • Adapter l’intensité du travail,
  • Adapter le rythme du travail,
  • Prévoir des périodes de repos.

Si la dépression est déjà bien installée, et que l’amélioration des conditions de vie et de travail ne semble pas avoir d’impact, l’utilisation de médecines alternatives peut être envisagée en dernier recours.


Sources :

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