cheval qui cabre
Prendre soin de sa santé

Les troubles du comportement

Pour le commun des mortels (ou des cavaliers), tout cheval qui fait quelque chose de non souhaité a un potentiel trouble du comportement : c’est une erreur. Il faut savoir qu’il existe plusieurs types de comportements : les comportements normaux, les comportements indésirables et les troubles du comportement.

Un comportement indésirable est :

  • un comportement normal, fonctionnel du cheval, un composant naturel de son éthogramme (= la liste de ses comportements naturels, « de base »),
  • qui n’est pas souhaité par son propriétaire ou son cavalier,
  • principalement causé par la peur et/ou la douleur (ou l’anticipation de celles-ci), du fait généralement de l’intervention humaine.

Exemples de comportements indésirables :

  • mordre son cavalier,
  • ne pas se laisser attraper,
  • faire tomber son cavalier,
  • refuser de monter en van,
  • ne pas de laisser brosser ou curer les pieds,
  • etc…

Un trouble du comportement est :

  • un comportement anormal du cheval au vu de son éthogramme en milieu naturel (par exemple : tiquer à l’appui, c’est quelque chose qu’un cheval sauvage ne fait pas, il n’a pas été « programmé » pour ça en quelque sorte),
  • qui est dû à des conditions de vie ou de travail inadaptées, des besoins fondamentaux non respectés,
  • qui ne peut se résoudre que par un changement de ces facteurs.

Un trouble du comportement peut être :

Les catégories des troubles du comportement présenté par le cheval ne sont pas révélatrices de la catégorie dans laquelle les besoins du cheval ne sont pas comblés : par exemple un cheval qui va tiquer à l’appui (catégorie « alimentaire ») peut le faire par manque de contacts sociaux (catégorie « social » et non pas par manque de foin.

Lorsque le cheval présente un comportement non souhaité, il est capital de savoir déterminer si le cheval présente un comportement indésirable (qui peut être traité via un processus d’apprentissage) ou d’un trouble du comportement (qui ne sera pas du tout traité par l’apprentissage, même s’il peut parfois en faire partie).

Attention : il ne faut jamais empêcher un cheval de tiquer, au risque de compromettre encore davantage son bien-être.


Sources :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *