zoom sur bouche de cheval qui mange du foin
Satisfaire ses besoins

Les améliorations possibles concernant l’alimentation

L’alimentation de nos chevaux domestiques est, la plupart du temps, plus ou moins inadaptée à leurs besoins… Même si la plupart d’entre nous ne possèdent pas des dizaine d’hectares, il est possible d’améliorer nos pratiques:

 

Tout d’abord au niveau de la qualité :

Le cheval a besoin d’une alimentation riche en fibres et pauvre en énergie.

  • Il est préférable de limiter voire bannir l’utilisation de granulés industriels, au profit de céréales comme l’orge ou l’avoine si l’activité physique le nécessite,
  • Si le cheval a des compléments (granulés ou autre) dans sa ration, il est mieux de lui donner un peu de foin avant les compléments, pour que le foin protège son estomac et qu’il se jette un peu moins sur les compléments,
  • Les granulés réduits ou supprimés peuvent être remplacés par une plus grande quantité de fourrage,
  • Il est intéressant de proposer des fourrages diversifiés, afin de limiter l’ennui et d’augmenter la durée d’ingestion.

 

Ensuite, au niveau du temps d’ingestion :

Le cheval a besoin de manger au minimum 12 heures par jour, de préférence tête basse. On peut ralentir la prise alimentaire grâce à divers accessoires afin d’augmenter le temps consacré à l’alimentation, et de diminuer l’ennui :

  • Filets à foin : on ne peut les utiliser que si le cheval n’est pas ferré des antérieurs (sinon il peut se coincer les fers dedans), que le cheval soit au pré ou au box. Il existe différentes modèles avec des mailles plus ou moins grosses, au début il faut commencer par des grosses mailles, que l’on peut réduire au fur à mesure que le cheval s’habitue (sinon il « prend le coup » et le filet n’est plus tellement utile). Attention à le laisser au plus proche du sol (posé ou accroché bas) et pas pendu en haut au mur s’il est en box.
  • Grilles sur mangeoires : l’idée est de poser une grille sur la mangeoire, ce qui permet de ralentir l’ingestion et de garder la nourriture proche du sol, contrairement à un râtelier qui serait à +/- 1 mètre du sol. Vous pouvez la fabriquer vous même! Mais attention au système d’attache et pas de petits bouts de fer qui dépassent bien sûr…
  • Pipolino : le système a été inventé pour les chats à la base (pour ralentir la vitesse d’ingestion des croquettes), et existe maintenant pour les chiens et les chevaux. On s’en sert pour la distribution des compléments : c’est un sorte de balle cylindrique avec quelques trous qui laissent passer les granulés lorsque le cheval la pousse avec son nez…souvent on la met dans un seau pour éviter que les granulés ne se perdent dans la terre ou la paille du box. Le cheval mange plus lentement et est donc occupé plus longtemps.

Note : reste à étudier sur le long terme l’impact musculaire, articulaire et sur l’usure des dents, ainsi que la frustration que peuvent générer ces systèmes d’alimentation : observez votre cheval, il vous dit tout!

 

Mais aussi:

Une autre astuce peut être de fournir à son cheval une litière qu’il peut consommer : la paille n’est pas dangereuse pour le cheval tant qu’elle ne dépasse pas 25% de son alimentation totale.

Enfin, au niveau de la gestion du stress, selon les configurations, il peut être nécessaire de mettre en place des stalles de distribution individualisées (permettant à tous de manger tranquille et en même temps), et mettre en place des systèmes de distributions automatiques (permettant de ne pas avoir de temps d’attente de la ration qui est un facteur de stress).

 

Et vous comment nourrissez-vous vos chevaux? Avez-vous des dispositifs particuliers?

 


Sources:

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