femme et poney
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Un contexte optimal pour les apprentissages

Le cheval apprend tout au long de sa vie, notamment au contact de l’humain. La bonne connaissance de ses capacités d’apprentissages permet de les respecter et d’adapter ses méthodes éducatives à son cheval. La création d’un contexte optimal pour l’apprentissage du cheval permet de faciliter sa compréhension mais aussi d’augmenter sa motivation à apprendre de nouvelles choses avec son bipède. Quel que soit le type d’apprentissage envisagé, certains éléments doivent être maîtrisés pour optimiser l’apprentissage du cheval. Même s’ils paraissent tous évident à la lecture, il est parfois difficile de les avoir à l’esprit « dans le feu de l’action »

Respect de ses limites

Il est important de connaître les limites du cheval en général, et de l’individu en particulier, et de sans cesse s’assurer que les exigences imposées dans l’utilisation du cheval ne dépassent pas ses capacités d’adaptation physiques, cognitives et émotionnelles.

Les capacités physiques de chaque cheval (conformation, endurance, souplesse, …) doivent également être prises en considération, en gardant à l’esprit qu’elles diffèrent d’un individu à l’autre et tout au long de leur vie : avant de s’offusquer qu’un cheval n’effectue pas le mouvement souhaité, il est impératif de vérifier sa capacité actuelle à le faire (en supprimant une contrainte – le cavalier – par exemple).

Les capacités cognitives du cheval sont siennes et diffèrent des nôtres sur de multiples aspects : vision, ouïe, perception de l’espace… Il est fondamental d’en tenir compte, notamment dans l’interprétation de ses réactions et dans son apprentissage.

Les émotions participent au bien être ou au mal être du cheval ainsi qu’à sa perception de son environnement. L’accumulation des émotions peut entraîner un état affectif prolongé que l’on appelle « état émotionnel ». Celui-ci peut être positif ou négatif. Un état émotionnel négatif augmente la propension à mémoriser des évènements négatifs, altère le jugement, la mémoire et l’attention envers les menaces potentielles. La prise en compte des émotions du cheval (particulièrement la peur) est essentielle à son bien-être, et peut impacter positivement ses capacités d’apprentissage, et la sécurité de l’humain qui le côtoie. Il est donc important de créer avec son cheval un contexte favorisant les émotions positives, et limiter les négatives, ou réagir de manière appropriée face à elle quand elles se présentent.

Absence de douleur et attrait du travail

Point lui aussi particulièrement évident hors contexte, mais à ne pas oublier face à des réactions inappropriées du cheval : il faudra s’assurer en permanence de l’absence de douleur du cheval, spécialement lors du travail monté qui peut occasionner des douleurs (bouche, nuque, dos…) si l’équitation ou le matériel ne sont pas ou plus adaptés (mains dures, rênes trop tendues, cheval qui creuse son dos, selle trop petite…).

Une vérification par des professionnels de santé (vétérinaire, ostéopathe, dentiste, saddle fitter, …) lors d’un nouveau problème est primordiale : le cheval ne sait pas « faire semblant », il a soit mal appris, soit mal, cette option étant malheureusement assez peu envisagée…

Enfin, concernant les interactions pendant le travail, favoriser la diversité, adapter l’intensité et le rythme de travail, et prévoir de périodes de repos participeront à ne pas dégrader le bien être du cheval et à conserver sa motivation à travailler. Les 10 principes d’apprentissage proposés par l’ISES sont aussi une piste à étudier.


Sources :

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