Pansage de cheval
Communiquer avec lui

Ne négligeons plus l’importance du pansage !

Nous en parlions ici, il est important de créer un contexte positif si l’on souhaite développer une relation harmonieuse et heureuse pour chacun des membres du couple humain-équin. Le pansage est un moment, qui peut être quotidien pour certains, où il est très facile d’être à l’écoute du cheval et de lui apporter du confort, ou au contraire des désagréments plus ou moins importants. Dans un cas comme dans l’autre, le déroulé du pansage aura des répercussions sur la relation humain-cheval.

Les faits

Une étude a été menée afin de comprendre l’importance du rôle du pansage pour les cavaliers, et le ressenti des chevaux. Les faits sont assez éloquents :

  • 5% des chevaux montrent des signes de bien être pendant le pansage,
  • 50% des chevaux présentent des signes d’inconfort,
  • Les chevaux présentent en moyenne 7 défenses ou menaces (pas nécessairement vues par le cavalier),
  • Les cavaliers accordent peu d’importance au pansage qui est vu comme une tache anodine,
  • La plupart des cavaliers ne modifient pas leurs comportements en cas de réactions négatives du cheval,
  • Les chevaux montrent autant de signes négatifs si le pansage est réalisé par un cavalier expérimenté ou un professionnel.

L’étude

L’étude avait pour but de confronter deux méthodes différentes de pansage :

  1. Classique : étrille, brosse dure, brosse douce sur tout le corps, sans tenir compte des réactions du cheval, pendant 10 minutes,
  2. Adaptée : étrille pendant 2 minutes, massage à la main pendant 8 minutes, en tenant compte des réactions positives et négatives du cheval.

Les 2 types de pansages avaient la même durée, et les chevaux étaient propres à la fin du pansage.

Les données suivantes ont été analysées :

  • Les expressions des chevaux (orientation des oreilles, ouverture des yeux, crispation de mâchoire, hauteur d’encolure, contractions musculaires, recherches de contact avec l’humain),
  • Leur taux de cortisol (hormone libérée en cas de stress) et d’ocytocine (hormone du bonheur, qui peut être libérée après un épisode stressant pour « compenser »).

Résultats :

Bien entendu les chevaux ayant bénéficié d’un pansage adapté ont montré beaucoup moins de signes de défenses ou d’inconfort que les chevaux pansés de manière classique, et des taux d’hormones de stress plus bas.

Alors que faire ?

Comment utiliser ces données dans le pansage de votre cheval…

  1. Penser à le regarder : c’est un être vivant qui communique en permanence, mais vu qu’il le fait silencieusement on peut avoir tendance à l’oublier… Est-il en train de me parler ?
  2. Se former à l’interprétation de ses comportements si nécessaire…Que dit-il ?
  3. S’adapter à ses réponses : Comment améliorer l’expérience qu’il est en train de vivre avec moi?

Il n’est pas plus long de faire un pansage en tenant compte de son compagnon, en revanche cela améliore la relation, la perception de l’humain, et facilite les manipulations en général (moins de stress, de bousculades, de danger, et plus de coopération).

Au final, nous en revenons aux compétences équestres mais aussi non équestres vers lesquelles devrait tendre tout cavalier désireux d’une belle relation avec son cheval, pour permettre de transformer un douche éprouvante…

…en moment plus agréable :


Sources :

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